Lexique

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Transfert

Ce phénomène a été découvert par Freud, et en quelque sorte par Breuer suite au cas d’Anna O. Si le cas d’Anna O vous intéresse, je l’ai développé dans la partie naissance de la psychanalyse.

Le transfert est un lien affectif qui prend place entre un patient et son analyste. Bien évidemment, au départ le processus est inconscient. Le patient va projeter sur son thérapeute un ensemble de conflits infantiles réactualisés. Ces conflits correspondent à l’image des parents et aux sentiments (désirs, expériences pénibles)… que le patient a éprouvés envers eux. Ainsi, il va rejouer avec son thérapeute toutes les relations qui s’étaient développées au sein de la famille. Lors de ce travail, le patient doit tenter de comprendre ce qui le pousse à avoir divers émotions à l’égard de son thérapeute. En effet, celui-ci pourra ressentir par exemple de la haine envers son thérapeute. Le travail pourra progresser dès lors que le patient exprimera et comprendra la provenance de l’émotion. Ainsi il se débarrassera de ce fardeau créateur de douleur psychique.

Dans notre vie de tous les jours, un ami, un collègue… peut transférer sur nous ou vis versa. Il faut bien garder à l’esprit que ces comportements sont de l’ordre de l’inconscient. Dès lors que nous sommes par exemple agacés ( l’exemple ici est négatif, il pourrait bien évidemment être positif), demandons nous avons toutes choses ce que cet agacement peut évoquer en nous. Quelles en sont les origines réelles. Tout comme à l’inverse, si une personne semble avoir un comportement étrange vis à vis nous, du rejet… Devons nous après avoir bien compris ce processus lui en tenir rigueur ?

 

Contre-transfert

Terme provenant de la psychanalyse. C’est aussi un processus inconscient. Ce sont des sentiments que le psychanalyste éprouve pour son patient. Sentiments qui sont différents d’un patient à un autre. Le thérapeute doit être à l’écoute de ses propres émotions lors du travail qu’il élabore avec son patient. En effet, si il éprouve de la tendresse, de la colère…, il doit en connaître les causes car la distance entre lui et son patient pourrait être rompu et le travail ne fonctionnerait plus.

 

 Coping

Le coping provient du verbe to cope, se débrouiller.

C’est donc une situation traumatique à laquelle l’individu fait face comme il peut. C’est affronter une épreuve au moment ou celle-ci se présente. A la différence de la résilience, qui apparaît plus tard, lorsque l’individu doit affronter dans sa mémoire la représentation de ce qu’il subit.

 

Résilience

La résilience c’est comment reprendre un développement après une agonie psychique. C’est à dire qu’après un évènement impensable soit on reste prisonnier du passé soit on se remet à vivre. Ici on a un degré de liberté, on y est pas totalement soumis.  Cette notion est développée par Boris Cyrulnik dans son livre que je vous invite à lire « Sauve toi, la vie t’appelle ». Il y raconte son histoire de vie difficile. Ce récit montre que l’être humain possède de nombreuses ressources.